Comment choisir sa lampe de bureau ? Le guide complet
Lampe Bureau
Une lampe de bureau se choisit sur quatre caractéristiques, et le design n'en fait pas partie — il vient après, une fois le cadre posé. Voici ce que chacune veut dire concrètement, et ce qu'il faut viser selon l'usage.
1. Les lumens : la quantité de lumière
Le lumen mesure la lumière réellement émise. C'est lui qu'il faut regarder, pas les watts, qui ne mesurent que la consommation — une LED de 8 W éclaire autant qu'une ampoule à incandescence de 60 W.
Pour un usage courant — lire, écrire, travailler quelques heures — visez 400 à 800 lumens. Pour un travail précis et prolongé, couture, dessin technique, électronique, montez à 800 à 1 200 lumens. En dessous de 300, vous avez une lampe d'ambiance, pas une lampe de travail : elle éclairera joliment un coin de bureau sans jamais suffire pour lire.
2. La température de couleur : chaude ou froide
Elle s'exprime en kelvins et détermine la teinte de la lumière. 2 700 à 3 000 K donne une lumière chaude, jaune, celle d'une ampoule classique : reposante, parfaite pour lire le soir, mais elle endort si l'on doit se concentrer. 4 000 K est un blanc neutre, le meilleur compromis pour travailler sans agresser. 5 000 à 6 500 K est un blanc froid, presque bleuté : il maintient éveillé et convient au travail minutieux, mais il fatigue en soirée et perturbe l'endormissement.
Si vous utilisez le même bureau matin et soir, une lampe à température réglable résout le problème une bonne fois : froid le matin, chaud après le dîner.
3. L'indice de rendu des couleurs
Le CRI, noté de 0 à 100, mesure la fidélité des couleurs sous la lumière. Sous un CRI faible, un rouge paraît terne et deux bleus voisins deviennent indistincts. Pour du travail de bureau ordinaire, un CRI supérieur à 80 convient. Pour tout ce qui touche à la couleur — dessin, retouche photo, maquillage, couture — exigez plus de 90. C'est la caractéristique la moins mise en avant et l'une des plus utiles.
4. La fixation : ce qui décide de la place disponible
La lampe à poser est la plus simple, mais elle occupe entre quinze et vingt-cinq centimètres de plan de travail. Sur un petit bureau, c'est beaucoup. La lampe à pince se fixe au bord du plateau et libère toute la surface — vérifiez seulement l'épaisseur maximale acceptée par la pince, généralement autour de six centimètres. La lampe murale ou l'applique libère encore davantage, au prix d'un perçage. Le lampadaire, enfin, éclaire par le haut, couvre tout le bureau et ne prend aucune place dessus : c'est la solution la plus élégante pour un grand plan de travail.
Le placement, qui compte autant que la lampe
Trois règles évitent la plupart des inconforts. Éclairez du côté opposé à votre main d'écriture — à gauche pour un droitier — sinon votre propre main projette une ombre sur ce que vous écrivez. Placez la lampe au-dessus et légèrement en retrait de l'écran, jamais face à lui : une lampe en vis-à-vis se reflète dans la dalle. Et ne travaillez pas dans le noir avec une seule lampe : le contraste entre une flaque de lumière et une pièce sombre est ce qui fatigue le plus les yeux. Un éclairage d'ambiance faible en complément change tout.
Les options qui valent leur prix
Le variateur d'intensité est celle qui sert tous les jours, bien plus que les modes préréglés. La batterie rechargeable libère de la prise et permet de déplacer la lampe. Le port USB évite d'occuper une deuxième prise pour le téléphone. La minuterie et les modes automatiques, en revanche, ne sont presque jamais utilisés après la première semaine.
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